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A la belle fontaine

La fontaine de la Petite-Halle a été bâtie en 1710 face à l'abbaye Saint-Antoine des Champs, devenu l’hôpital Saint-Antoine. Les deux édifices sont classés depuis 1962. L’eau potable s’écoule d’un mascaron de bronze à visage d’homme. Fraîche, saine et gratuite, elle est distribuée dans tout Paris par la régie municipale Eau de Paris. Elle fait l’objet d’une surveillance étroite avec pas moins d'un million de contrôles réalisés chaque année, analysant 56 paramètres de potabilité. Paris dispose d‘une des eaux potables parmi les meilleures en terme de qualité, issue d’un réseau garantissant un minimum de pertes (96% d’approvisionnement garanti). L’eau de Paris provient d’eaux souterraines (sources) ou d’eaux de surfaces (rivières). Dans ce quartier, ce sont les sources du Loing et de la Voulzie, traitées dans des usines de potabilisation, qui s’écoulent des robinets. La place Mireille Havet où se situe la fontaine, est un terre-plein central étroit, qui va prochainement être réaménagée suite au vote des Parisiens au budget participatif de 2015, afin de donner plus d’aisance aux piétons.



Dans le massif situé à côté de la fontaine, les variétés de plantes persistantes ont été choisies en fonction de la couleur et de la texture de leur feuillage, pour créer toute l’année un écran de verdure esthétique. Le feuillage vert olive mêlé de beige crème du pittosporum panaché (Pittosporum tenuifolium 'Variegatum'), contraste avec les aiguilles vertes légères et quasi plumeuses du cèdre du Japon (Cryptomeria japonica 'Elegans Viridis') et avec le port compact et dressé du laurier cerise (Prunus laurocerasus). Les avantages écologiques de ce type de haie persistante sont la variété de nourriture et l’abondance des cachettes douillettes qu’elle offre à la petite faune (insectes, oiseaux) toute l’année. Ces petits îlots de verdure participent au maillage vert de la capitale, facilitant le déplacement de faune et de la flore sauvages auquel veille le Plan Biodiversité de Paris.

Autos en partage

À l’échelle de la métropole, 3 400 Autolib’ électriques sont en partage. Disponible pour des locations de courte durée sans retour obligé au point de départ, il s’agit d’un mode de transport silencieux, pratique, économique et sans émission directe (ni microparticules, ni gaz d’échappement). Ces véhicules prévus à la location sur Paris et sa région représentent une réduction du parc privé d’automobiles estimée à 22 500 véhicules soit l’équivalent de 164 500 000 km/an, plus de 4 000 tours de la Terre, qui ne seront pas parcourus par des véhicules plus polluants. Un transport alternatif à la voiture individuelle qui génère moins de pollution et moins de stress.

Une essence résistante

Devant l’hôpital Saint-Antoine, sur la petite place, les grands arbres, des sophoras du Japon (Styphnolobium japonicum), apportent en été de la fraîcheur par la transpiration de leur feuillage, limitant ainsi le phénomène d’îlots de chaleur. Le premier pied de sophora fut envoyé de Chine à l’actuel Jardin des Plantes en 1747, par le Père jésuite d’Incarville (1706-1757), passionné de botanique, à l’origine de l’introduction en France de plusieurs essences ornementales courantes dans les espaces verts (savonnier, ailante, cédrèle …). Le sophora est une essence très bien adaptée à la ville et au changement climatique en cours. Il résiste aux basses températures, tolère la chaleur et la sécheresse ainsi que la pollution atmosphérique !

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