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Consommer autrement

Les enfants de cette école, bénéficient à la cantine d'un repas végétarien par semaine. Ce régime est appliqué également aux autres cantines scolaires du 19e arrondissement et de Paris.
Une alimentation plus végétale, moins riche en produits d'origine animale est notamment un moyen efficace pour couvrir les besoins protéiques de l'organisme tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et en préservant la biodiversité et la ressource en eau. Les protéines végétales sont contenues dans des légumineuses : haricots, fèves, lentilles, pois cassés, pois chiches.
La production de viande représente en effet la moitié des émissions de gaz à effet de serre agricoles en France. La production d'1 kilo de bœuf génère 18 kg d'équivalent CO2 contre 0,2 kg d'équivalent CO2 pour un kilo de légumineuses. Introduire au moins une fois par semaine en restauration scolaire un plat végétarien représente ainsi une solution globalement intéressante permettant aussi une montée en gamme de l'alimentation servie.
Plus largement, le Plan Alimentation Durable qui s'applique à tous les restaurants collectifs municipaux et départementaux de Paris, de la crèche à la maison de retraite, a pour objectif d'atteindre 50 % d'aliments durables dans l'ensemble des restaurants collectifs municipaux et départementaux d'ici 2020. 30 millions de repas sont servis chaque année dans ces restaurants. D'ores et déjà, plus de 33 % de l'alimentation servie dans les cantines des écoles et 50 % dans les crèches est « durable » (bio, Label Rouge ou MSC).
La municipalité favorise aussi le recours à des denrées issues de l'agriculture biologique et soutient les filières agricoles de proximité.
Emprunter l'allée Darius Milhaud longeant le cimetière de la Villette.

Hôtel vertical à oiseaux

Sur un mur de l'école maternelle, de magnifiques glycines, lianes immenses et volubiles, offrent un abri pour la nidification de certains oiseaux comme le merle noir (Turdus merula). La femelle y construit un nid en coupe constitué de brindilles, de racines, d'herbes et de mousses cimentées de boue ou de feuilles boueuses. Le mâle, ne supportant aucun congénère à l'exception de sa partenaire durant cette période, défend son territoire par des postures menaçantes. Une course brève vers l'intrus, la tête d'abord levée, puis penchée vers le bas au fur et à mesure que la queue s'abaisse. Le merle passe sa vie entière sur son territoire qui s'étend en ville sur 1000 à 3000 m2.

Arbres des rues

L'allée Darius Milhaud est construite sur l'ancien embranchement ferroviaire qui reliait à l'Ouest la ligne de la Petite Ceinture aux abattoirs de la Villette situé à l'Est. Clin d'œil au passé, la mosaïque réalisée sur le mur du cimetière représente un train.
Cette allée est ombragée de tulipiers de Virginie (Liriodendron tulipifera). Cet arbre originaire du Sud et de l'Est des Etats-Unis, possède une feuille très reconnaissable, tronquée et échancrée en son sommet et découpée en 4 lobes pointus. Les fleurs en forme de tulipe jaune verdâtre avec une base orangée n'apparaissent que lorsque l'arbre est âgé de 10 à 15 ans. Mellifères, elles font le régal des insectes butineurs (bombyle, papillon, syrphe, abeille...). En automne, les fruits coniques et écailleux contiennent de petites graines ailées, appréciés des chardonnerets élégants (Carduelis carduelis). Leurs 18 grammes de légèreté leur permettent de se poser en été sur les fines tiges de laiterons et séneçons poussant au pied de ces arbres d'alignement pour y consommer les petites graines. Coquelicot, orge queue de rat, camomille, se ressèment naturellement, au gré du vent, au pied de ces tulipiers.


La contre allée surélevée offre une vue plongeante et originale sur le cimetière. Le promeneur se trouve ainsi quasiment au niveau du houppier des arbres. Cette passerelle est bordée d'une palette végétale variée, d'arbustes, d'arbres et de grandes herbes : pin sylvestre, noisetier commun, sumac de Virginie, arbre de Judée, arbre au caramel (Cercidiphyllum japonicum), mahonia à feuille de houx, lierre grimpant, graminées. Cet alignement végétal, micro-espaces de vie, constitue aujourd'hui un chemin de la nature, reliant le parc de la Villette à la Petite Ceinture ferroviaire et au parc des Buttes Chaumont, favorisant le développement et le déplacement de la flore et de la faune sauvages parisiennes (insectes, oiseaux, petits mammifères).
Poursuivre l'allée jusqu'au cimetière.

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