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Canaux parisiens

En 1802, Bonaparte décide la réalisation du canal de l’Ourcq, du canal Saint-Denis et du canal Saint-Martin pour approvisionner Paris en eau potable,  transporter des marchandises – notamment du bois de chauffage – et faciliter la navigation en évitant le méandre de la Seine.  Aujourd’hui, les canaux sont gérés et entretenus par la Ville de Paris ; ils servent à la navigation de fret et de tourisme. Parmi les partenaires de la Ville, l'établissement public Voies Navigables de France (VNF) diffuse les bulletins de navigation (horaires des écluses, travaux) sur l’ensemble des canaux. Il gère 6 700 km de voies navigables (exploitation, développement, modernisation) au delà des 130 km entretenus par la Ville.
 
Ces canaux connectés à la Seine constituent également un corridor écologique, une voie de circulation pour la faune et la flore sauvages. Cette trame bleue est un atout majeur que Paris veille à renforcer dans le cadre du Plan Biodiversité.

 

Une flore variée, aux exigences réduites - picride, matricaire, réséda, sisymbre - s’installe et prospère dans les interstices du sol le long du canal Saint-Denis. Le sisymbre irio ou roquette jaune (Sisymbrium irio) porte de petites fleurs jaunes qui surmontent de longues gousses étroites de près de 4 cm, des siliques.  Ce fruit oblong caractéristique du genre, une fois sec, expulse ses graines au moindre contact. Le réséda jaune (Reseda lutea), commun des lieux pierreux et caillouteux,  dresse son épi de fleurs jaunes aux douces fragrances de foin et de miel. La présence de ces plantes sauvages s’accompagne du retour de la faune indigène. Les équilibres écologiques se réinstaurent en milieu urbain. À la belle saison, sur les tiges de ces herbes des friches se cache parfois dans une mousse écumeuse, appelée crachat de coucou, la larve du cercope sanguinolent (Cercopis vulnerata) : un insecte parent des cigales, tout à fait inoffensif sauf pour les plantes dont il prélève la sève.
Il n’est pas rare d’apercevoir, sur les quais, le héron cendré (Ardea cinerea). Cet échassier gris à aigrette est une espèce protégée qui s'est parfaitement adaptée au milieu urbain. D’une patience inaltérable, il attend sa proie - poisson, amphibien, petit oiseau et micromammifère - qu’il harponne de son puissant bec avant de l’avaler entier.

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